
À 18 h 30, les opérations de vote ont été officiellement clôturées et a immédiatement débuté le dépouillement. Plusieurs citoyens ont insisté pour assister au comptage par crainte de manipulation des résultats. Malgré les tentatives de certains chefs de bureaux de vote et représentants de l’administration de limiter l’affluence autour des fenêtres et des portes, les électeurs sont restés sur place pour observer.
À l’École Catholique Saint-Mathias, près de la chefferie Foréké, le dépouillement s’est déroulé en présence :
- des présidents de bureau,
- des représentants de l’administration,
- des représentants des partis politiques,
- des scrutateurs.
Les conversations et rumeurs qui circulaient dans la ville faisaient état d’une avancée notable du candidat du FSNC, Issa Tchiroma Bakary, dans la commune de Dschang. Toutefois, les habitants savaient que rien n’était encore acquis tant que le Conseil constitutionnel n’avait pas proclamé les résultats officiels.
Le 15 octobre, la tension atteint un nouveau seuil. Plusieurs habitants se rassemblent devant le palais de justice de Dschang pour dénoncer ce qu’ils qualifient de tentative de falsification de résultats. Des témoins affirment que des suffrages auraient été ajoutés en faveur du candidat du RDPC, après les opérations officielles du 12 octobre.
La situation dégénère rapidement :
- intervention des forces de maintien de l’ordre,
- utilisation de gaz lacrymogène pour disperser la foule,
- actes de vandalisme commis sur des édifices publics.
Des informations font également état de dégâts au siège local d’un parti politique et d’incidents signalés au domicile d’une personnalité universitaire présentée comme proche du pouvoir. La soirée a été marquée par des détonations attribuées à des tirs de sommation, suivis d’interpellations et de fouilles dans certains domiciles.
La ville sous mesures d’exception
À la suite des événements, le préfet de la Ménoua publie un arrêté interdisant :
la circulation des mototaxis,
la vente de carburant en bidons ou en contenants domestiques.
Cette mesure devait initialement accompagner la proclamation des résultats prévue pour le 23 octobre, mais le Conseil constitutionnel annonce finalement que les résultats seront rendus publics le 27 octobre.
Ce jour-là, la ville s’est vidée. Plusieurs établissements scolaires et universitaires ont suspendu leurs cours. Beaucoup parlent d’une journée ressemblant à un confinement non officiel.
La proclamation : entre espoirs et désillusions
Le 27 octobre 2025, le Conseil constitutionnel proclame la victoire du président sortant, Paul Biya, candidat du RDPC. Pour une partie des habitants, la décision confirme la continuité et la stabilité. Pour d’autres, elle représente une déception profonde, persuadés que le résultat local devait refléter l’avance du candidat du FSNC.
Cette situation a plongé une partie de la population dans :
- l’incompréhension,
- la frustration,
- l’incertitude pour l’avenir.
Les tensions observées à Dschang ont également été constatées dans d’autres villes du pays, notamment à Douala, où des actes de vandalisme et plusieurs arrestations ont été rapportés.
Quelques jours après la proclamation :
- des étudiants de l’Université de Dschang ont repris les cours,
- mais dans plusieurs écoles primaires et secondaires, l’absence des élèves persiste.
La ville oscille désormais entre résignation, peur et fatigue collective. Beaucoup s’interrogent :
Ville morte ? Manipulation politique ? Colère populaire spontanée ?
Ce qui demeure certain, c’est que la population exprime un message clair :
« Le peuple veut le changement. »
Les élections présidentielles du 12 octobre 2025 ont profondément marqué la ville de Dschang. Dans un premier temps, l’atmosphère était sereine : dès les premières heures du vote, les électeurs se sont rendus massivement dans les différents bureaux de vote pour exprimer leur choix.
À 18 h 30, les opérations de vote ont été officiellement clôturées et a immédiatement débuté le dépouillement. Plusieurs citoyens ont insisté pour assister au comptage par crainte de manipulation des résultats. Malgré les tentatives de certains chefs de bureaux de vote et représentants de l’administration de limiter l’affluence autour des fenêtres et des portes, les électeurs sont restés sur place pour observer.
À l’École Catholique Saint-Mathias, près de la chefferie Foréké, le dépouillement s’est déroulé en présence :
- des présidents de bureau,
- des représentants de l’administration,
- des représentants des partis politiques,
- des scrutateurs.
Les conversations et rumeurs qui circulaient dans la ville faisaient état d’une avancée notable du candidat du FSNC, Issa Tchiroma Bakary, dans la commune de Dschang. Toutefois, les habitants savaient que rien n’était encore acquis tant que le Conseil constitutionnel n’avait pas proclamé les résultats officiels.
Le 15 octobre, la tension atteint un nouveau seuil. Plusieurs habitants se rassemblent devant le palais de justice de Dschang pour dénoncer ce qu’ils qualifient de tentative de falsification de résultats. Des témoins affirment que des suffrages auraient été ajoutés en faveur du candidat du RDPC, après les opérations officielles du 12 octobre.
La situation dégénère rapidement :
- intervention des forces de maintien de l’ordre,
- utilisation de gaz lacrymogène pour disperser la foule,
- actes de vandalisme commis sur des édifices publics.
Des informations font également état de dégâts au siège local d’un parti politique et d’incidents signalés au domicile d’une personnalité universitaire présentée comme proche du pouvoir. La soirée a été marquée par des détonations attribuées à des tirs de sommation, suivis d’interpellations et de fouilles dans certains domiciles.
La ville sous mesures d’exception
À la suite des événements, le préfet de la Ménoua publie un arrêté interdisant :
la circulation des mototaxis,
la vente de carburant en bidons ou en contenants domestiques.
Cette mesure devait initialement accompagner la proclamation des résultats prévue pour le 23 octobre, mais le Conseil constitutionnel annonce finalement que les résultats seront rendus publics le 27 octobre.
Ce jour-là, la ville s’est vidée. Plusieurs établissements scolaires et universitaires ont suspendu leurs cours. Beaucoup parlent d’une journée ressemblant à un confinement non officiel.
La proclamation : entre espoirs et désillusions
Le 27 octobre 2025, le Conseil constitutionnel proclame la victoire du président sortant, Paul Biya, candidat du RDPC. Pour une partie des habitants, la décision confirme la continuité et la stabilité. Pour d’autres, elle représente une déception profonde, persuadés que le résultat local devait refléter l’avance du candidat du FSNC.
Cette situation a plongé une partie de la population dans :
- l’incompréhension,
- la frustration,
- l’incertitude pour l’avenir.
Les tensions observées à Dschang ont également été constatées dans d’autres villes du pays, notamment à Douala, où des actes de vandalisme et plusieurs arrestations ont été rapportés.
Quelques jours après la proclamation :
- des étudiants de l’Université de Dschang ont repris les cours,
- mais dans plusieurs écoles primaires et secondaires, l’absence des élèves persiste.
La ville oscille désormais entre résignation, peur et fatigue collective. Beaucoup s’interrogent :
Ville morte ? Manipulation politique ? Colère populaire spontanée ?
Ce qui demeure certain, c’est que la population exprime un message clair :
« Le peuple veut le changement. »

