
Dschang (Ouest-Cameroun) – La ville de Dschang est plongée dans l’émoi et l’indignation après la découverte du corps sans vie d’une jeune fille dans l’enceinte de l’École Publique Groupe 3. Le drame, survenu le mardi 30 décembre 2025, soulève de graves interrogations sur la sécurité urbaine et la protection des jeunes.La victime, identifiée après de longues heures d’attente, se nomme Tapen Didi, âgée de 19 ans. Élève en classe de seconde au lycée bilingue de Dschang, elle a été retrouvée sans vie dans un établissement scolaire primaire qui sert régulièrement de cadre à des cours de répétition, fréquentés par de nombreux élèves.Selon un communiqué officiel du Directeur de l’Hôpital Régional Annexe de Dschang, la jeune fille aurait été mortellement agressée. Le corps a été admis à la morgue de l’hôpital, tandis que les circonstances exactes du décès restent, à ce stade, non élucidées.L’identification de la victime n’a pas été immédiate. Il aura fallu près d’une journée entière et plusieurs appels à reconnaissance pour que la famille puisse être retrouvée, une situation qui a renforcé le sentiment de malaise au sein de la population.Dans le quartier, la consternation est générale. Habitants et parents d’élèves expriment leur inquiétude face à ce qu’ils décrivent comme une dégradation progressive de la sécurité.« Cette rue est devenue un lieu de prédilection pour les personnes mal intentionnées », confie un riverain.« Nous sommes choqués et surtout inquiets pour la sécurité de nos enfants », ajoute une mère de famille.L’école primaire concernée, située dans une zone fréquentée aussi bien en journée qu’en soirée, cristallise désormais les peurs. Pour de nombreux habitants, ce drame met en lumière l’urgence de renforcer la surveillance des espaces publics, en particulier ceux fréquentés par des jeunes et des élèves.Les autorités compétentes ont annoncé l’ouverture d’une enquête afin de faire toute la lumière sur ce crime et d’identifier le ou les auteurs. En attendant, la population de Dschang réclame vérité, justice et des mesures concrètes pour prévenir de nouveaux drames.Au-delà de l’émotion, ce décès tragique interroge la société sur sa capacité à protéger ses enfants et ses jeunes filles, et rappelle avec gravité que l’insécurité, lorsqu’elle s’installe, finit toujours par frapper les plus vulnérables.La rédaction d’Essentielle continuera de suivre cette affaire et d’informer ses lecteurs au fur et à mesure des développements.


