16 Jours d’Activisme contre les VBG Un Appel Urgent à Protéger les Femmes et les Filles au Cameroun

Chaque année, du 25 novembre au 10 décembre, le monde entier se mobilise pour les 16 Jours d’Activisme contre les Violences Basées sur le Genre (VBG). Au Cameroun, cette campagne résonne avec une intensité particulière, tant les défis restent immenses pour protéger les femmes et les filles.

Selon l’ONU Femmes, 1 femme sur 3 dans le monde subit des violences au cours de sa vie — une réalité encore plus marquée dans les régions en crise et les communautés vulnérables. Au Cameroun, les données du MINSANTE, relayées par plusieurs organisations locales, révèlent une augmentation préoccupante des cas de violences conjugales, agressions sexuelles, mariages précoces et violences psychologiques, notamment dans les zones rurales et les régions affectées par les conflits.

Les violences basées sur le genre ne sont pas seulement des atteintes physiques : ce sont des agressions contre la dignité, la santé mentale, l’autonomie économique et la citoyenneté pleine des femmes.

Dans certaines communautés camerounaises :

  • Le silence demeure la norme, par peur de la stigmatisation.
  • Les services de prise en charge sont encore insuffisants.
  • Les survivantes rencontrent des obstacles culturels, financiers ou administratifs lorsqu’elles cherchent de l’aide.
  • Les jeunes filles restent particulièrement vulnérables aux violences sexuelles, au harcèlement et aux mariages forcés.

Pourtant, chaque année, la société civile, les associations féminines, les jeunes leaders et les institutions officielles se lèvent pour dire « Assez ! ».


L’engagement des acteurs locaux : une force à amplifier

Au Cameroun, de nombreuses initiatives se distinguent pendant cette période :

  • Centres d’écoute et de soutien psychologique pour les survivantes.
  • Campagnes de sensibilisation dans les écoles, universités et marchés.
  • Forums communautaires menés par des organisations telles que WILPF Cameroon, Women Peace Initiative, StandUp4Women, Reach Out Cameroon, ou encore l’ONG ALVF.
  • Formations des jeunes leaders pour lutter contre le sexisme et promouvoir l’égalité.

Ces dynamiques locales jouent un rôle déterminant dans l’évolution des mentalités — mais elles ont besoin de plus de soutien, de ressources et surtout d’une collaboration étroite entre autorités, médias et citoyens.


Les 16 Jours : plus qu’une campagne, un pacte collectif

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Les 16 Jours d’Activisme ne doivent pas être un simple rituel annuel, mais un rappel que chacun a un rôle à jouer :

  • Les familles : encourager le dialogue et protéger les survivantes au lieu de les culpabiliser.
  • Les hommes et les garçons : devenir des alliés, en refusant toute forme de violence et de domination.
  • Les médias : parler des VBG avec éthique et humanité, sans sensationnalisme.
  • Les autorités : appliquer les lois existantes, renforcer la protection judiciaire et investir dans la prévention.

Car lutter contre les VBG, c’est protéger la société entière — c’est protéger nos mères, sœurs, filles, amies, et futures leaders.


Conclusion : Briser le silence, construire l’espoir

Les 16 Jours d’Activisme rappellent que la violence basée sur le genre n’est pas une fatalité. Le changement commence par un geste : une parole, une écoute, une dénonciation, un soutien, un engagement.

Au magazine Essentielles, nous croyons en un Cameroun où chaque femme vit en sécurité, en dignité et en liberté.
Ensemble, faisons de ces 16 jours un élan qui dure 365 jours.

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